lundi 8 octobre 2018

FEMINA 2018

Le jury du Femina (100% féminin) a dévoilé, vendredi 5 octobre, ses deuxièmes sélections de romans français et étrangers.

Romans français
  • Arcadie d'Emmanuelle Bayamack-Tam (P.O.L)
  • Trois enfants du tumulte d'Yves Bichet (Mercure de France)
  • Je voudrais que la nuit me prenne d'Isabelle Desesquelles (Belfond)
  • Platine de Régine Detambel (Actes Sud)
  • Frère d'âme de David Diop (Seuil)
  • François, portrait d'un absent de Michaël Ferrier (Gallimard)
  • Idiotie de Pierre Guyotat (Grasset)
  • Le lambeau de Philippe Lançon (Gallimard)
  • Par les écrans du monde de Fanny Taillandier (Seuil)
  • Roissy de Tiffany Tavernier (Sabine Wespieser)
Romans étrangers
  • Je reste ici de Marco Balzano traduit de l'italien par Nathalie Bauer (Philippe Rey)
  • Taxi curaçao de Stefan Brijs, traduit du néerlandais par Daniel Cunin (Héloïse d'Ormesson)
  • Le monarque des ombres de Javier Cercas, traduit de l'espagnol par Aleksandar Grujicic, avec la collaboration de Karine Louesdon (Actes Sud)
  • Le bûcher de György Dragoman, traduit du hongrois par Joëlle Dufeuilly (Gallimard)
  • La loi de la mer de Davide Enia, traduit de l'italien par Françoise Brun (Albin Michel)
  • Le cœur converti de Stefan Hertmans, traduit du néerlandais par Isabelle Rosselin (Gallimard)
  • La neuvième heure d'Alice McDermott traduit de l'anglais par Cécile Arnaud (La Table ronde)
  • Voyou d'Itamar Orlev, traduit de l'hébreu par Laurence Sendrowicz (Seuil)
  • My absolute darling de Gabriel Tallent, traduit de l'anglais par Laura Derajinski (Gallmeister)
  • La marcheuse de Samar Yazbek, traduit de l'arabe par Khaled Osman (Stock)
Le jury a, hélas, exclu Vanessa Schneider pour " Tu t'appelais Maria Schneider" (Grasset)


Dommage! C'est un excellent livre dont le sujet, a priori, ne me branchait guère, mais que j'ai pris un immense plaisir à lire. 
En voici un court extrait :
« J’ai eu une belle vie. » Tu as glissé cette phrase comme un doigt fatigué se promène sur une panne de velours avec un sourire doux et le regard envolé vers des souvenirs heureux. C’était quelques jours avant la mort. Tu ne l’as pas dit pour nous faire plaisir, ce n’était pas ton genre, ni pour t’en convaincre toi-même, tu semblais profondément le penser. Ces mots, je ne les ai pas compris tout de suite. Ils ont d’abord résonné comme une fausse note bruyamment imposée dans une partition tenue. J’avais depuis si longtemps pris l’habitude de te plaindre, de m’inquiéter pour toi, de m’assombrir sur tes malheurs qui étaient aussi les nôtres. Tu y croyais, pourtant. « J’ai eu une belle vie. » Et c’était si bon que tu voies les choses ainsi.

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