dimanche 1 juin 2025

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"L'esprit raisonne, l'âme résonne" 
François Cheng

Ces pages sont un lieu de rencontres et d’échanges 
autour de l’écriture,  de l’image et du geste. Elles sont les vôtres si la plume, le pinceau ou la lecture vous démangent.
Vous voulez  donner de la couleur ou du relief à vos écrits? 
Empruntez ma plume. Vous souhaitez faire des rencontres autour de la littérature ou  de la peinture? Laissez-vous guider...




              Dernière parution



Un voyage insolite aux quatre coins du département des Côtes-du-Nord devenu Côtes-d’Armor où Danièle Vaudrey nous fait partager des événements de résonance nationale, voire mondiale, qui ont fait notre Histoire. De grands moments ancrés dans les mémoires, toujours présents dans les conversations et qui ont fait la une des journaux : catastrophes naturelles, accidents météorologiques, affaires criminelles, conflits sociaux, bouleversements politiques et mutations économiques. À travers des sujets extrêmement variés et des portraits d’hommes et de femmes légendaires, le passé éclaire le présent.

Les Editions du Net                               334 pages 21 euros

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CRIMES EN CÔTES-D'ARMOR


"Les Grandes affaires criminelles"et "Les Nouvelles affaires criminelles" des Côtes-d'Armor revisitées dans une nouvelle édition

Disponible  sur le site Bookelis: Cliquez ici




Marie Durand, l'insoumise

Roman historique populaire


Arrachée au monde de l'enfance pour avoir été habitée par une foi différente et refusé de renier sa religion protestante Marie Durand (1711-1776) fut emmurée trente huit années dans une tour  nommée Constance! Comment supporter l'enfer sans sombrer dans la démence quand il n'y avait qu'un mot à dire pour être libre : "j'abjure". Dans le plus profond dénuement, Marie Durand a  résisté toute sa vie sans jamais se résigner ni se radicaliser, avec pour seules armes sa foi inébranlable et son amour infini de l'autre. Dans le partage de la misère, elle inventera un monde, une société, une autre vie,  saura capter l’invisible, le ténu, le fragile pour y puiser sa force. Toute sa vie fut un combat pour la liberté de conscience, un Non inconditionnel à l'intolérance. Elle savait que la liberté d’un être est insaisissable et que le bourreau ne tient jamais rien.  


Éditions du Jasmin, en vente en librairie, 
prix de vente public: 16  €






Les ailes du délire






Roman disponible au format papier et au format numérique sur le site Internet de Mon Petit Éditeur en cliquant ici, et en librairies sur commande.                       

Lisez les premières pages en cliquant ici






lundi 14 septembre 2020

Là où chantent les écrevisses de Delia OWENS

D’où vient ce titre étrange, “Là où chantent les écrevisses” ? 
J’ai eu la chance de grandir dans le sud de la Géorgie, avec une mère formidable, belle, talentueuse, qui a étudié les mathématiques, mais surtout qui aimait vivre au grand air. Dans mon enfance, elle m’a encouragée à m’aventurer dans la forêt le plus loin possible : “Allez, va où les écrevisses chantent !” C’était sa façon de me dire : “Pars en forêt, mets tes pieds et tes mains dans la boue.” Longtemps j’ai cru que c’était une expression courante du Sud. Mais c’était un dicton familial qu’elle tenait de mon grand-père."
Delia Owens 








« Là où chantent les écrevisses » (Where the Crawdads Sing), de Delia Owens, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Marc Amfreville, Seuil, 480 p., 21,50 €.




Nous sommes en 1952, en Caroline du Nord. Kya Clark, dont le marais est la seule famille, a six ans lorsqu'elle voit un beau matin sa mère s'éloigner de la cabane des marais de Caroline du Nord dans laquelle vit sa famille. Elle pense dans un premier temps que celle-ci va revenir, mais il n'en sera rien. Pire,  son frère et ses deux sœurs aînés s'enfuient également, pour ne pas rester avec  un père ivrogne, violent, passant le plus clair de sa vie à boire et à jouer au cartes dans un bouge de Barley Cove. Ne reste que Jodie, quelques années de plus que Kya, qui ne va pas tarder à s'évaporer lui aussi.

La sauvageonne vit seul dans un cabanon sans confort déserté par sa famille. Elle n'est jamais allée qu'une seule journée à l'école et n'y retournera pas. Elle survit en échangeant des moules et des poissons contre des vêtements, du gruau et du carburant pour sa barque et sa lampe à pétrole. 

Kya ne peut compter que sur elle-même, sur le vieux Jumping qui lui achète sa récolte de moule, et son épouse Mabel, mobilisant sa paroisse afin de récolter des vêtements pour la gamine. 

Kya n'a qu'un ami, Tate, un jeune garçon qui traverse souvent le marais sur sa barque pour pêcher. Les deux enfants s'échangent des cadeaux, plumes rares, coquillages... Avec Tate, Kya va découvrir la lecture, les mathématiques et la poésie. Avec lui, elle renoue avec la confiance en l'autre et se met à l'aimer. Hélas, le jeune garçon ne pourra tenir ses promesses. 

Le récit se déroule sur deux époques distinctes. Les premières années de solitude et de survie de la fillette, puis de l'adolescente, et, en 1969 où elle rencontre Chase, un jeune  séducteur, une des stars de l'équipe de football locale, qui la trahira également. 

Quand Chase est retrouvé mort au pied d'une tour en béton dans le marais, la rumeur s’accorde à dire que cet accident est en fait un crime, et que la seule coupable possible est La fille des marais,  celle qui fréquente des Noirs et fuit dès que quiconque l'approche. Emprisonnée, Kya assise à son procès comme une étrangère. En l'absence de preuves, elle sera libérée. 

Un roman d'une très belle écriture, passionnant, intelligent : une ode à la nature et à la poésie,  une superbe histoire d'amour et d'humanité et un polar qui se termine par un pied de nez.




samedi 15 août 2020

JANE AUSTEN (1775-1817), RETOUR SUR UNE ROMANCIERE UNIVERSELLE

 

Pionnière du roman psychologique,  Jane Austen a ouvert la porte du roman moderne avec son contemporain Walter Scott, père du roman historique.
N'en déplaise à beaucoup, elle 
n'est pas démodée. Sa modernité et son universalité sont toujours d'actualité. Elle est l'exemple d'une femme qui, contrairement à ses contemporaines, ne s'est jamais préparée à devenir une épouse accomplie, mais   a   toujours privilégié la lecture et l'écriture. 
Ses romans, autour des banalités du quotidien de la "gentry" du début du XIX ème siècle ne sont ni des romances ni des "Harlequin" haut de gamme. Au contraire grâce à son  art de disséquer les relations homme/femme, Jane Austen nous a légué des portraits de femmes toujours actuels avec une finesse et une précision psychologique inégalées, observées avec un esprit acerbe et une ironie mordante.
Des années après l'adolescence où le romantisme de son époque m'avait charmée, je suis retournée vers Jane Austen avec son roman posthume "Persuasion" et je vous assure que j'y ai trouvé le même plaisir. Essayez! Ça vaut la peine. Et ne venez pas nous dire que ces mères dont le seul souci est de marier leur fille à un jeune homme fortuné et titré ne sont plus d'actualité!

Quelques titres en Poche


  • Lady Susan (1794)
  • Raison et sensibilité (1811)
  • Orgueil et préjugés (1813) 
  • Mansfield Park  (1814) 
  •  Emma  (1815) 
  •  Sanditon (1817)
  • Northanger Abbey  (1818) 
  • Persuasion (1821 )
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vendredi 15 mai 2020

ACADÉMIE DES LETTRES

Dans une ambiance d'échanges chaleureuse Danièle VAUDREY a dédicacé 

« Marie DURAND l’insoumise »
le 22 Mai 2020      

à L' ACADÉMIE DES LETTRES


Avec Isaline Rémy, Présidente de l'Académie des Lettres 
5 bis, rue de Dol 22410 SAINT-QUAY-PORTRIEUX 
https://www.isalineremy.com/actualites/

samedi 28 mars 2020

LE CLOU




"J'ai eu de la chance  explique Zhang Yueran, d'avoir pu dire ce que je pensais pensais pensait sur la Révolution culturelle". Dans un roman  qui rencontre un immense succès mérité, elle relate les stigmates du maoïsme dans la Chine contemporaine.
Son texte s'inspire d'une histoire vraie, celle d'un homme paralysé à vie, devenu un légume, à la suite des dégâts causés à son cerveau par un clou planté dans son crâne durant la Révolution culturelle (1966-1976). 
Exhumée, une nouvelle du père est devenue le germe du roman de la fille, un roman subtil, englué par le poids de l'histoire.

Interrogée par Télérama, l'auteure nous explique comment la génération de ses parents a été emportée par le flot de l'histoire, incarné par le destin du père de l'héroïne. Un destin lié à l'ouverture de la Chine où le peuple est invité à quitter le monde intellectuel pour un monde marchand."Enrichissez-vous" avait lancé la président Dang Xiaoping en 1978. 
" Il était impossible à mes parents de maîtriser leur destin. On pouvait les faire disparaître à n'importe quel moment. J'ai grandi avec ma mère qui s'occupait de moi, mais je ne savais pas qu'elle était malade, folle. Elle me  racontait les persécutions, les privations du passé. Elle disait des choses que personne d'autre n'osait dire....
"L'homme-légume a réellement vécu très longtemps, jusque dans les années 1980, dans l'hôpital e la ville où j'ai grandi. Académicien honoré et célèbre, mon grand-père incarne le mystère. Probablement un criminel, il ne se justifie pas, n'avouer rien du rôle qu'il a pu jouer dans le sort de son rival. J'ai voulu préserver le mystère. ce silence est la meilleure illustration de la Révolution culturelle... un trou noir dans lequel tout disparaît ."

vendredi 13 décembre 2019

Pascal Quignard, Prix Marguerite Yourcenar 2019

Le prix Marguerite Yourcenar qui fête son cinquième anniversaire cette année vient d'être attribué à Pascal Guignard pour l'ensemble de son œuvre.


En 1968, à 20 ans, Pascal Quignard entre dans le groupe de la revue l’Éphémère et publie son premier essai chez Gallimard. Ses romans, dont Le Salon de Wurtemberg, Tous les matins du monde ou Villa  Amalia. Les deux derniers, qui ont donné lieu à des adaptations cinématographiques brillantes  l'ont fait  largement connaître. En 1994, il quitte toutes ses autres fonctions pour ne plus se consacrer qu’à l’écriture. Il entame en 1999 Le Dernier royaume, dont les premiers tomes paraissent en 2002. Ni essais, ni romans, ces livres  sont des explorations libres de l’esprit de l’auteur.