dimanche 1 juin 2025

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"L'esprit raisonne, l'âme résonne
François Cheng



Ces pages sont un lieu de rencontres et d’échanges autour de l’écriture,  de l’image et du geste.
Elles sont les vôtres si la plume, le pinceau ou la lecture vous démangent.
Vous voulez  donner de la couleur ou du relief à vos écrits? Empruntez ma plume. Vous souhaitez faire des rencontres autour de la littérature ou  de la peinture? Laissez-vous guider...

Roman historique populaire
   Arrachée au monde de l'enfance pour avoir été habitée par une foi différente et refusé de renier sa religion protestante Marie Durand (1711-1776) fut emmurée trente huit années dans une tour  nommée Constance!

Comment supporter l'enfer sans sombrer dans la démence quand il n'y avait qu'un mot à dire pour être libre : "j'abjure". Dans le plus profond dénuement, Marie Durand a  résisté toute sa vie sans jamais se résigner ni se radicaliser, avec pour seules armes sa foi inébranlable et son amour infini de l'autre. Dans le partage de la misère, elle inventera un monde, une société, une autre vie,  saura capter l’invisible, le ténu, le fragile pour y puiser sa force. Toute sa vie fut un combat pour la liberté de conscience, un Non inconditionnel à l'intolérance. Elle savait que la liberté d’un être est insaisissable et que le bourreau ne tient jamais rien.  

Éditions du Jasmin, en vente en librairie, prix de vente public: 16  €
               

    



Réédition et Edition en cours

"CRIMES EN CÔTES-D'ARMOR"  (réédition en un seul volume des Grandes affaires criminelles et Nouvelles affaires criminelles des Côtes-d'Armor" (ouvrages épuisés)
"ÇA S'EST PASSÉ EN CÔTES-D'ARMOR"  (Les grands événements de résonance nationale, de 1900 à nos jours).



Les ailes du délire

Roman disponible au format papier et au format numérique sur le site Internet de Mon Petit Editeur en cliquant ici, et en librairies sur commande.                       
Lisez les premières pages en cliquant ici

samedi 8 septembre 2018

Première sélection du Goncourt

15 Romans ot été retenus dans la première sélection du Goncourt qui sera décerné le 7 novembre 2018 :
  • La vérité sort de la bouche du cheval de Meryem Alaoui (Gallimard)
  • Le malheur du bas d'Inès Bayard (Albin Michel)
  • Quand Dieu boxait en amateur de Guy Boley (Grasset)
  • Ça raconte Sarah de Pauline Delabroy-Allard (Minuit)
  • La vraie vie d'Adeline Dieudonné (l'Iconoclaste)
  • Frère d'âme de David Diop (Seuil)
  • La révolte de Clara Dupont-Monod (Stock)
  • Dix-sept ans d'Eric Fottorino (Gallimard)
  • Maîtres et esclaves de Paul Greveillac (Gallimard)
  • Leurs enfants après eux de Nicolas Mathieu (Actes Sud)
  • L'ère des suspects de Gilles Martin-Chauffier (Grasset)
  • L'évangile selon Youri de Tobie Nathan (Stock)
  • Quatre-vingt-dix secondes de Daniel Picouly (Albin Michel)
  • L'hiver du mécontentement de Thomas B. Reverdy (Flammarion)
  • Hôtel Waldheim de François Vallejo (Viviane Hamy)

jeudi 5 avril 2018

Sculpteur sans frontières


Le cri enfermé


 "Envie de crier parfois,
Aucun son ne sort,
Comme enfermé derrière les barreaux,
Quelle est cette prison?"



Sculpure bois et métal (Hauteur: 2,40 m)
 de Noël Sarzeaud

Diplômé de l'Ecole Pivaut d'arts plastiques de Nantes, Noël Sarzeaud a d'abord étudié la mécanique générale. Alors, quand il s'attaque aux métaux, il sait de quoi il parle...
Aujourd'hui, il partage son temps entre son travail à la Direction Départementale des Territoires et de la Mer (DDTM) de Saint-Brieuc et  son atelier de Plœuc-sur-Lié. C'est un sculpteur sans frontières qui voyage dans des univers  sidéraux, entre le bois, le métal, l'argile et le bronze.

Pour le rencontrer et visiter son atelier : appelez le 06 07 69 07 14.

noel.sarzeaud@orange.fr

Le monde intérieur de Monsieur Lune


Monsieur Lune
Madame Soleil
Fukushima


Qui suis-je?
Madiba

lundi 2 avril 2018

La folie m'accompagnait, disait-il...


 


"Ceux qui ont peur de mourir ont peur de vivre."

Jacques Higelin...









"Le raisonnable est un monstre, une prison.
Moi, j'aime m'amuser,
vivre à fond chaque instant."



Merci poète de nous avoir tant fait rêver.....

mardi 12 décembre 2017

Extrait: Histoire des hôpitaux

Hier, aujourd'hui, demain. Le centre hospitalier
Saint-Jean-de-Dieu 150 ans après la mort de son
fondateur Paul de Magallon
Danièle Vaudrey

Association de gestion du centre hospitalier et des institutions médico-sociales Saint-Jean-de-Dieu de Léhon-Dinan, 2009
183 p., 19 €



En présentant le CH de Lehon-Dinan (Côtes d'Armor), l'auteur dresse en premier lieu un historique de la psychiatrie, avec l'appel de Marie de Médicis aux Frères hospitaliers de Saint-Jean-de-Dieu, congrégation élevée au rang d'ordre en 1586. Au lendemain de la tourmente révolutionnaire, l'Ordre a disparu en France et Paul de Magallon (1784-1859) va le restaurer et créer en 1836, soit deux ans avant la grande loi « asilaire » le centre hospitalier Lehon-Dinan. Aux difficultés inhérentes aux débuts de toute entreprise, s'ajoute l'inquiétude de la population : « la folie fait peur ». Puis viennent « les années noires » de 1876-1878 : incendie des bâtiments, meurtres dans l'asile. L'établissement reconstruit est réquisitionné en grande partie pendant la Seconde guerre mondiale et les troupes d'occupation se soucient fort peu du confort des malades entassés et mal nourris. Mais l'histoire suit inexorablement son cours et l'activité normale reprend après la guerre. Avec l'arrivée des neuroleptiques, en 1952, « les fous deviennent des malades », le gardien devient soignant et, en 1960 avec la sectorisation, le soignant devient infirmier de secteur avec une formation spécialisée, « multiforme et complémentaire », tandis que se développent dans et hors de l'établissement les activités de gérontopsychiatrie, de pédopsychiatrie, la thérapie familiale et autres socio-psychiatries. Entre 1968 et 1975, les mouvements sociaux précipitent la laïcisation du centre hospitalier de Lehon-Dinan progressivement sur tous les postes. Avec le mouvement antipsychiatrique notamment, et l'émergence d'une nouvelle forme de conscience politique, les soignants s'insurgent contre le paternalisme religieux. Aujourd'hui, les Frères hospitaliers ne sont plus que quatre sans aucune fonction soignane.

L'ouvrage met enfin l'accent sur « une culture Saint-Jean-de-Dieu » faite de confiance et d'expression des valeurs « dont la première, dit Pascal Conan l'actuel directeur, est une conception humaniste de la prise en charge des patients ». Et il ajoute : « Certes, avons-nous les mêmes valeurs que les autres hôpitaux mais, ici, on n'en fait pas fi. »
Ce travail, de lecture aisée, comporte par nature un aspect novateur et s'appuie sur une bibliographie sérieuse.

jeudi 5 octobre 2017

Kazuo Ishiguro

Kazuo Ishiguro a reçu le prix décerné
par l’Académie suédoise.

L’Académie suédoise a décerné le prix Nobel de littérature à l’écrivain Kazuo Ishiguro jeudi 5 octobre. Selon le jury, l’écrivain britannique d'origine japonaise "a révélé l’abîme sous notre illusoire sentiment de confort dans le monde". En France, la majorité de ses écrits sont disponibles aux éditions des Deux Terres (et en poche chez Folio). Son dernier roman Le géant enfoui est paru en 2015, dix ans après son précédent ouvrage, un livre "aussi subtil que puissant" comme nous l'écrivions avant sa sortie, confirmant sa maîtrise "de l’étrangeté et du mystère."

Kazuo Ishiguro, chevalier des arts et des lettres en France, a été plusieurs fois finaliste du Booker Prize et l’a remporté en 1989 pour Les Vestiges du jour, connu aussi pour son adaptation au cinéma par James Ivory en 1993. En 2005, son roman Auprès de moi toujours est également sélectionné pour le Booker Prize et adapté au cinéma en 2010 par Mark Romanek.

Né à Nagasaki (Japon) en 1954, Kazuo Ishiguro a rejoint l’Angleterre avec sa famille à l’âge de 5 ans. Dans les années 1970, il poursuit des études d’Anglais et de Philosophie à l’Université du Kent, puis se consacre pleinement à l’écriture après un cursus d’écriture créative à l’Université d’East Anglia (Angleterre).

Ses deux premiers livres, Lumière pâle sur les collines(1984) et Un artiste du monde flottant (1987), publiés à l'époque aux Presses de la Renaissance, prennent comme décor sa ville natale quelques années après la Seconde Guerre mondiale. Son œuvre compte actuellement 7 romans, des nouvelles (dont le recueil Nocturnes: cinq nouvelles de musique au crépuscule, édtions des Deux Terres, 2010) et plusieurs scénarios pour la télévision et le cinéma.

Un mélange de Jane Austen et de Kranz Kafka

Sara Danius, Secrétaire perpétuel de l’Académie suédoise, a salué la "puissante force émotionelle" des romans de l’écrivain, notamment Le géant enfoui et Les vestiges du jour, qu’elle considère comme "de vrais chefs-d’œuvre""Je dirai que si l’on mélange Jane Austen avec Kranz Kafka, ça vous donne Kazuo Ishiguro. Et vous devez ajouter un peu de Marcel Proust", a-t-elle commenté.

Kazuo Ishiguro, écrivain qui prend chaque fois soin de se renouveler stylistiquement tout en explorant les thèmes qui lui sont chers, succède au musicien et poète Bob Dylan qui avait fait polémique l’année passée. "On espère que [cette nomination] rendra tout le monde heureux, souligne Sara Danius. Pour nous c’est un romancier absolument fantastique."

jeudi 7 septembre 2017

La "Passagère du silence"



               Je ne connaissais pas Fabienne Verdier. Sa « Passagère  du silence » m’est tombée du ciel. Je l’ai dévorée; fascinée par étudiante des Beaux-Arts qui décide de tout quitter du jour au lendemain pour aller chercher, seule, au fin fond de la Chine communiste les secrets  d’un enseignement millénaire de l’art pictural et calligraphique .


Il faut voir Fabienne Verdier dans son élan vital avec toutes sortes de pinceaux, dont chacun « l'ouvre à un univers différent » ; jusqu'à cet énorme engin pneumatique, un pinceau réalisé avec le crin de trente-cinq queues de chevaux, qu'elle manie dans un corps-à-corps en marchant au-dessus de ses vastes toiles, posées au sol.



« Se laisser pénétrer par l'essence du vivant », Fabienne Verdier l'a appris durant vingt ans d’une quête périlleuse auprès de vieux maîtres chinois, riches de leur humilité. Conquise par leurs vibrations, dans « Passagère du silence » elle nous dévoile leurs secrets avec des mots aussi lumineux que sa peinture, un trait d’union entre l’Orient et l’Occident. 
Oui, c’est la  présence qui fait la lumière en peinture. Les noirs de Soulage ne sont-ils pas les plus lumineux et les lumières  de Léonard de Vinci les plus profondes?



















L'ombre rend la lumière plus humaine. Les lumières des estampes chinoises et japonaises le mystère du rien, du vide : la peine conscience.