jeudi 7 septembre 2017

La "Passagère du silence"



               Je ne connaissais pas Fabienne Verdier. Sa « Passagère  du silence » m’est tombée du ciel. Je l’ai dévorée; fascinée par étudiante des Beaux-Arts qui décide de tout quitter du jour au lendemain pour aller chercher, seule, au fin fond de la Chine communiste les secrets  d’un enseignement millénaire de l’art pictural et calligraphique .


Il faut voir Fabienne Verdier dans son élan vital avec toutes sortes de pinceaux, dont chacun « l'ouvre à un univers différent » ; jusqu'à cet énorme engin pneumatique, un pinceau réalisé avec le crin de trente-cinq queues de chevaux, qu'elle manie dans un corps-à-corps en marchant au-dessus de ses vastes toiles, posées au sol.



« Se laisser pénétrer par l'essence du vivant », Fabienne Verdier l'a appris durant vingt ans d’une quête périlleuse auprès de vieux maîtres chinois, riches de leur humilité. Conquise par leurs vibrations, dans « Passagère du silence » elle nous dévoile leurs secrets avec des mots aussi lumineux que sa peinture, un trait d’union entre l’Orient et l’Occident. 
Oui, c’est la  présence qui fait la lumière en peinture. Les noirs de Soulage ne sont-ils pas les plus lumineux et les lumières  de Léonard de Vinci les plus profondes?



















L'ombre rend la lumière plus humaine. Les lumières des estampes chinoises et japonaises le mystère du rien, du vide : la peine conscience.
 

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